EDEN GARDENS Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette. Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé, Roses pâles d’amour qui couronnent ta tête, S’effeuillent chaque été ? Leurs tiges vont plier au grand vent qui s’élève. Des pétales de rose ont chu dans le chemin. O Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve Se faneront demain ! Mets-les dans une coupe et toutes portes closes, Alanguis et cruels, songeant aux jours défunts, Nous verrons l’agonie amoureuse des roses Aux râles de parfums. Le grand jardin est défleuri, mon égoïste, Les papillons de jour vers d’autres fleurs ont fui, Et seuls dorénavant viendront au jardin triste Les papillons de nuit. Et les fleurs vont mourir dans la chambre profane. Nos roses tour à tour effeuillent leur douleur. Belle, sanglote un peu… Chaque fleur qui se fane, C’est un amour qui meurt ! Guillaume Apollinaire, Il y a, « La cueillette », publication posthume, 1925. Dans les jardins de La Métamorphose, la femme est certes une fleur qui éclot, mais cette femme est conquérante dans sa féminité, delicate dans sa force, c’est une femme multi-facettes, muse, mais aussi leader. Les pastels soulignent l’éclosion, les blancs la pureté et la lumière. La précision des coupes, la détermination.

In the gardens of La Métamorphose, the woman is certainly a flower that opens, but this woman conquers her femininity, delicate in her strength, it is a multifaceted woman, muse, but also leader. Pastels emphasize the rosebuds who open, the whites for the purity and the light. The sharp shapes symbolize the determination.